Vendredi 3 novembre 2006
Pourquoi un journal d’urbanisme genevois ?La formidable expansion de la médiévale Genève a définitivement modifié sa morphologie en moins de 50 ans.
Pourtant le citadin genevois semble avoir perdu la mémoire, il ne regarde sa ville que dans l'instantané. Il a oublié que l’autoroute Genève-Lausanne fut livrée en 1964, que l’ensemble du Lignon reçut ses premiers habitant en 1965, que l’agrandissement de l’ONU date de 1973.
Hormis le cœur de la cité, la majeure partie des installations et constructions qui agrémentent notre petit territoire est très récente, ce que l'on appelle les trentes glorieuses, 1945-1975.
Le développement de notre cité est loin des projections de l’époque qui prévoyaient une Genève à 800’00 habitants pour l’an 2000 et pourtant les limites de la ville ne sont déjà plus clairement visibles. On parle de zone périurbaine, sub-urbaine, de banlieue franco-genevoise et au-delà du monde rural, de la campagne, du Genevois.Du village où tout le monde se connaissait, nous voici plongé dans la cité où nous sommes tous anonymes même si le regard de l’autre est omniprésent. Il en découle que nos références ancestrales sont bouleversées, les repères civiques manquent, les règles et coutumes citoyennes sont transgressées.
Avec une répartition nationale des habitants qui occupe à plus de 70 % les secteurs urbains, il est urgent de parler de ce nouveau mode de vie communautaire qui génère de l’urbanité et de tenter d’en décrire les constituants.
Et d’abord qu’est-ce que l’urbanisme ?
Selon le petit Larousse, c’est la science et les techniques
de l’organisation et de l’aménagement des agglomérations, ville et villages.On pourrait donc dire que cette science apporte des réponses techniques à des problèmes de vie communautaire, comme le rond-point, la gestion des déchets ou l’entretien des espaces publics, mais cela resterait trop réducteur.
On pourrait dire aussi que c’est une projection de la ville idéale à jamais achevée car en perpétuelle modification culturelle mais on deviendrait trop philosophe.
En fait, l’urbanisme fait partie de ces nouveaux métiers qui se décline en plusieurs branches, la sauvegarde du patrimoine, l’aménagement du territoire, le paysagisme, le management urbain
Il est une science et il s’appuie le plus souvent sur des faits historiques. Il tente d’actualiser les règles communautaires avec le contexte social présent et parfois futur. Il propose des interventions qui utilisent les techniques de gestion et d’organisation modernes sans en oublier l’esthétique. Il a trait à la sociologie, à l’ethnologie, à l’archéologie, et toute science qui place l’activité humaine au centre des débats
L’urbanisme est donc l’expression d’une organicité sociétale et la ville est son sujet.
Est-ce que l’urbanisme s’applique à Genève ?
Là est la question.

Le transport aéroporté
Le transport maritime
Les transport terrestres
Le réseau ferroviaire
Le réseau fluvial
S
De la question du transport fluvial pour la région franco-genevoise
De la perception actuelle du lac Léman
O
Du potentiel et des contraintes de l'usage du Léman comme réseau fluvial
De la faisabilité d'un développement portuaire sur le canton de Genève
De la faisabilité d'un port de plaisance supplémentaire
La notion d'espace-temps dans le transport fluvial
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